Moteur paradoxal
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Moteur paradoxal
(trop ancien pour répondre)
Fraction
2018-05-24 15:55:44 UTC
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Raw Message
Bonjour,
Je ne suis pas un scientifique, je n’en ai que l’appétence et une modeste culture, et mon seul argument expérimental inédit est d’avoir perçu et interprété les coïncidences de mon destin, et celui de mes proches, par bribes. Mais en ce qui nous concerne, je ne revendiquerai pas cette référence expérimentale intransmissible et marginalisante. Je revendiquerai plutôt un ensemble de doutes scientifiques qui m’apparaissent légitimes et majeurs, et qui justifieraient le coût théorique d’un principe préalable, ou réformateur du principe anthropique, animé d’un déterminisme inédit et quasi-inaudible, qui viendrait se superposer au nôtre sans le corrompre, principe et déterminisme que je détaille dans mon livre « Moteur Paradoxal ».
J’ai choisi la dérision pour illustrer mes doutes (quoi de plus esthétiquement régulier), et annoncer mon amateurisme.

1 _ Doute moral majeur : créature / espèce

Commençons par instiller un peu d’anxiogène soft pour réveiller votre sens critique:-). Notre espèce animale, l’Homo sapiens sapiens, est un concept hôte, nourricier et sécurisant pour chacune de ses créatures colocataires. Le schéma serait idyllique sans un droit d’exception ontologiquement inhérent à sa hiérarchie : l’espèce pourrait, en toute légitimité, et en toute régularité causale, programmer l’obsolescence en tout genre de ses créatures. C’est même davantage qu’un droit d’exception, c’est une dimension ouverte : c’est l’espèce ontologiquement induite qui devient causalement transcendantale, douée d’un pouvoir répressif inhérent à l’exécution du choix. Le déterminisme moral de l’évolution n’est empiriquement et majoritairement qu’une dérivation dimensionnelle de la reproduction par séduction, il n’engage pas le concept, l’espèce institutionnalisée, ni sa stratégie « régalienne », identitaire. L’adaptation d’une créature post-fécondité est également hors-champ pour un darwinisme individualisé, et c’est alors la symbiose bio-culturelle qui prend en charge le patient. 😊
Mon but n’est pas ici de dénoncer une réalité scientifique, mais de vous évoquer un doute moral majeur, qui justifierait, pour l’intellectuel, de reconsidérer la transcendance autrement que comme un mot magique, ou strictement cognitif, mais plutôt comme une autorité dimensionnelle.

2 _ Etrangeté péremptoire du perçu : brèche dualiste

L’idée vous a forcément traversé l’esprit un jour : comment puis-je percevoir les couleurs alors qu’elles n’existent pas en soi ? Ni dans l’onde électro-magnétique, ni dans le cône photorécepteur de votre rétine, ni dans votre flux nerveux, ni nulle part. Evidemment, si cet impact subjectif chromatique a pu tant vous tromper, pourquoi pas le reste, qui est du même acabit, de la même étrangeté ? Inutile ici d’invoquer la puissance formelle de la plasticité de la matière, puisqu’il s’agit d’un défaut de modalité existentielle, et non d’un simple défi objectif, incarnatif. Le « quoi » ne peut pas répondre au « qui ». Pour que le « quoi » réponde au « qui », il faut le médiatiser. Mais jusqu’où, jusqu’à quel rapport de dualisme ?

3 _ Factorisation des improbabilités cosmologiques

Pour beaucoup, Le Big bang est censé agir, « que la lumière soit », et notre principe anthropique est censé rétroagir, « d’abord que la lumière me justifie ». Chaque condition nécessaire, chaque hypothèse a un coût théorique, et ce coût est réductible à une improbabilité. Or, lorsque les « si » se combinent en « et », les improbabilités ne s’additionnent pas, elles se multiplient, comme l’improbabilité d’un consensus exécutif européen ☹. Imaginez un peu le nombre de « si…, et si…, et si… » sous-jacents au processus de complexion du Big bang, la factorisation compromettante d’improbabilités de cette chaîne transformatrice autogérée. C’est pour cela qu’un modèle globalisant coûte moins cher qu’un modèle élémentarisé. La plasticité de la matière est contrainte par l’autorité dimensionnelle anthropique, elle est invitée à se médiatiser, notamment pour ouvrir le réseau analogique d’un verbe environnemental. Qui de la fonction du « quoi » ou du sens du « qui » est le plus néguentropique ? Sur quel moteur doit compter notre complexion finale, un moteur causal et/ou cognitif, fonction et/ou sens ? Le principe anthropique faible envisage une tautologie statique qui pourrait se réduire ainsi : « je pense, donc la condition nécessaire à cette pensée existe ». Mais ce champ d’étude manque encore de recul. On peut, par une approche plus dynamique de la théorie, déclarer : plus ma pensée est rentable, plus sa condition est probable, donc se plastifie et se médiatise, se « néantise » diront les mauvais esprits 😊.

4 _ Explosion combinatoire -> évolution asphyxiée, biochimie mécaniste ultra-précarisée

Lucie a fait une fausse-couche par l’asphyxie du non-sens de la mutation aléatoire. J’ai pour procureur l’évidence de l’impossible, dont vous ignorez peut-être encore l’inertie institutionnelle 😊, prompte à vous renverser brutalement et déloyalement la charge cinétique de la preuve contraire 😉. S’il fallait 100 ans pour que la généalogie fasse évoluer votre 100ème gène, il en faudrait, non pas 200, mais plutôt 10 000 pour faire évoluer le 100ème et le 101ème concomitamment. Ce que je veux dire (ne dégainez pas votre arsenal calculateur 😊), c’est que le nombre de gènes est un exposant de la probabilité évolutive, 100 000 chez l’homme, et sa valeur atteint des sommets lorsqu’on zoome sur les nucléotides (4 puissance 3.2 milliards de combinaisons possibles pour le génome humain). Un jour, je jouerai au Master Mind avec 3.2 milliards d’éléments de quatre couleurs différentes, mais je crains qu’alors, mes algorithmes génétiques deviennent hors-sols, qu’ils ne soient plus transposables ni corrélés au si précaire échantillon humain, par une invraisemblance définitivement négligeable. Mes relations d’ordres et de grandeurs restent représentatifs, même en considérant que la plupart des gènes n’ont pas de pertinence à évoluer : l’entropie est partout, et son impertinence mutante a un coût évolutif lui aussi exponentiel, dont l’exposant élémentarisé est lui aussi le nombre total de nucléotides impliquées.
La protéine Roméo est déçue, car son agence matrimoniale n’est pas ciblée, elle est anonyme. Elle ne trouve pas sa promise fantasmée, l’enzyme Juliette, et ne tombe que sur des partenaires instables. Comment la seule modélisation 3D et la seule dimension électrique peuvent pallier à l’explosion combinatoire des possibles, et à la fatalité probabiliste de ses non-sens ? La chaleur, c’est-à-dire la puissance d’exécution du processus, ne peut pas répondre à un tel défi discriminatoire, tout comme le parallélisme informatique ne peut pas répondre à un défi combinatoire conséquent.

5 _ 100 milliards de neurones « numériques » : dérision compromettante ?

La neurologie officielle ne reconnait que 10 puissance 11 neurones au cerveau humain. Je me suis d’abord demandé si c’était une blague : mon disque dur de 10 puissance 12 octets a-t-il tout à m’apprendre de la vie 😊 ? Ce serait confondre mémoire et processeur, bien sûr, mais le résultat dérisoire de cette mesure reste déconcertant, et le défi du stockage devient violemment claustrophobe sans sa consubstantielle dimension du temps. Peut-être parce que l’objet d’étude lui-même est tronqué : « Je vous demande de me passer le directeur, et vous me redirigez vers l’interface-client ! » ☹ Ou encore, plus romantique : « Je vous fais une prise d’otages de dimension nationale, et vous m’envoyez un homologue psychiatre comme seul médiateur ! » ☹
Remarquez donc à quel point il est aisé de stabiliser ou structurer un système mental, ou l’inverse, il devrait exister une loi contre ça ☹, bien que l’idéologique « concurrence libre et non faussée » appliquée aux croyances, aux hypothèses, en deviendrait politiquement aliénée. ☹

6 _ Possibilité théorique d’un champ et d’une force cognitifs

Comment faire comprendre ça à de probables incurables esprits analytiques et mécanistes ? 😊 Les réalismes peinent à reconnaitre le concept d’émergence : « Les atomes du chat sont attirés par les atomes de la souris ». Mais les idéalismes, non seulement synthétisent cette émergence, mais l’érigent même en cause finale : « l’appétit du sujet « chat » est tendu par le fantasme de l’objet nourricier « souris », et cette dénivellation est verbalement conduite par un espoir de causalité motrice, prédatrice, préhensile », voilà à quoi pourrait ressembler une mise en scène grammaticale cognitive. L’invariance relativiste classique n’exclut pas la possibilité d’un champ et d’une force cognitifs, qui non seulement constitueraient une batterie d’outils géniaux à la faculté de représentation, mais qui en plus permettraient d’envisager un déterminisme inconscient pour un comportement collectif, fonctionnellement et cognitivement osmotique et symbiotique. La perfection n’est pas un caprice taxable à 50% par un procès en futilité, c’est plus fidèlement une nécessité d’ordre respiratoire.

7 _ Accident humain vs nécessité humaine

Vous vous souvenez de la symbiose grammaticale Big Bang / principe anthropique ? C’est de votre positionnement intellectuel sur cette relation que dépend un aiguillage fondamental, très clivant : l’apparition humaine est-elle un accident empirique ou une nécessité rationnelle ? L’approche de cette évidence peut être plurielle : l’approche intuitive, l’approche rationnelle, l’approche empirique. Sachez néanmoins que la thèse mécaniste, dominante, ne saurait envisager la nécessité humaine que par une générosité injustifiée des moteurs de valeurs ajoutées, c’est-à-dire de néguentropies locales naturelles.

Mais douter c’est facile, c’est fissile. 😊 Croire requiert davantage d’autodiscipline. Aussi ma réponse à ces doutes n’est pas réductible à une proposition, ou à un post d’ordre balistique. C’est un modèle global. Mon objectif n’est pas de mettre le feu au campement pour lui vendre des extincteurs 😊, mais de déstabiliser un système mental insuffisant, pour lui suggérer un niveau d’énergie et de plasticité nécessairement supérieur. Je développe ce niveau d’énergie dans mon livre, « Moteur Paradoxal », pour un prix symbolique. C’est le moteur d’une totipotence neuro-médiatique qui peut réconcilier les dualismes et répondre au défaut de rentabilité énergétique, même existentielle, des modèles cosmologiques classiquement envisagés.
Cordialement, Fraction
r***@pla.net.invalid
2018-05-25 11:42:29 UTC
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Raw Message
my bet:
schizophrene += 1
pseudo science alternative += 1


Texte interminable sautant du coq à l'ane, avec plein de
mécompréhensions et amalgames. Mais vu l'expérience du temps perdu en
vain sur des "thèses" similaires autant affirmatives qu'infondées, avec
accumulation de points à traiter sans grand espoir que ça serve à
quelquechose, je m'abstiens.
--
Fabrice
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